La Guyane, voyage d’études novembre 2018

La Guyane, voyage d’études du 10 au 17 novembre 2018

« On est dans une logique de course », a confié, en novembre 2018, Denis Girou, directeur général de  l’Établissement public foncier et d’aménagement de Guyane (EPFAG), recevant l’Association des journalistes de l’habitat et de la ville (Ajibat), dans le cadre d’un voyage d’études organisé du 10 au 17 novembre en Guyane.
Selon l’Insee, du fait d’importantes arrivées de populations du Surinamet du Brésil voisins, d’Haïti en plus d’une forte natalité,la population de la Guyane, passée de 39 000 habitants en 1966, à 282 000 en 2018, devrait atteindre 574 000 personnes en 2040.

En superficie, la Guyane, avec ses 83 000 km2, est comparable à la Nouvelle-Aquitaine et au Portugal. Toutefois, 96 % du territoire étant couvert par la forêt amazonienne, 92 % de sa population habite sur la zone littorale…
Environ 40 % des ménages vivent en dessous du seuil de pauvreté. Faute de trouver des logements abordables, nombre de Guyanais logent dès lors dans de l’habitat « informel » – à savoir « illégal » –, qui représente40 % à 45 % du parc résidentiel.
L’État, jugeant la production insuffisante, a donc missionné l’EPFAG sur la mise en œuvre d’une Opération d’intérêt national (OIN)multi-sites qui doitpermettre de construire 95 000 logements, soit 83 % des besoins estimés à 115 000 d’ici 2040, selon la Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DEAL). L’OIN porte sur 5 803 hectares représentant 24 périmètres géographiques, les premiers grands travaux étant prévus pour la saison sèche 2020.
Le logement n’est toutefois que l’un des multiples enjeux de la Guyane évoqués dans le cadre de ce voyage. Parmi les nombreux thèmes abordés, citons notamment : l’histoire du peuplement de la Guyane et de ses bagnes ; la biodiversité ; les énergies vertes ; le BTP, avec les coûts de production et les enjeux climatiques ; la production de logements et l’auto construction ; la résorption de l’habitat informel ; la ville durable en milieu équatorial ; le développement économique ; le développement touristique ; les enjeux du Centre spatial guyanais (CSG) ; ou encore les spécificités foncières liées à la culture amérindienne…

Le voyage, organisé avec l’aide précieuse de l’EPFAG, a ainsi mené une quinzaine de membres de l’Ajibat depuis Cayenne et ses environs, à Saint-Laurent-du-Maroni, à 250 kilomètres à l’ouest du chef lieu de la Guyane, à la frontière avec le Surinam en passant par Cacao et sa communauté hmong venue du Laos, les îles du Salut et leur bagne, le CSG et le chantier d’Ariane 6 à Kourou, ou encore dans la petite commune d’Awala Yalimapo,majoritairement habitée par les amérindiens Kali’nas.
Le périple s’est clôturé à Cayenne, quelques heures avant le vol du retour, par une rencontre avec le collectif Or de Question, opposé au très controversé projet minier de « La Montagne d’Or » prévu à environ 125 km de Saint-Laurent-du-Maroni.

 

Quelques articles parus à la suite de voyage :

de Valérie Liquet sur News Tank Cities

 



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